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17
Juin
2016
Inondations exceptionnelles : le SEDIF a fait face !

Malgré une pollution inhabituelle de ses ressources principales, la Seine et la Marne, causée par les inondations exceptionnelles intervenues début juin en région parisienne, la sécurisation des moyens de production du SEDIF a permis d’assurer en toute sécurité l’approvisionnement en eau potable des 149 communes de son territoire, voire au-delà, sans affecter ni la quantité, ni la qualité de l’eau délivrée au robinet des 4,5 millions de consommateurs desservis.

Les technologies de traitement de pointes mises en œuvre sur les usines du SEDIF ont permis de faire face à l’aggravation de la qualité de l’eau de la ressource polluée par les rejets urbains, les hydrocarbures ou les délestages de stations d’épuration. Les filières sont conçues pour faire face à des qualités d’eaux prélevées dégradées, comme ce fut le cas.

 

Grâce à l’interconnexion de ses usines, et en liaison avec les autorités organisatrices voisines dont les unités de production ont connu des difficultés, les installations du SEDIF ont permis de secourir plusieurs communes du Val d’Oise, ainsi que sa bientôt 150e commune, Saint-Maur-des-Fossés.

 

La sécurisation du système de production et distribution d’eau potable constitue l’un des axes majeurs de la politique d’investissement. Pour protéger ses usines d’une crue centennale type 1910, le SEDIF a investi 10 Millions d’euros depuis 2005, dans le cadre d’un plan de management contre les inondations, qui a porté ses fruits. Testé lors de l’exercice de gestion de crises européen Sequana 2016, organisé en mars 2016, le plan de continuité/crue a démontré son efficacité en situation réelle.

 

Les événements marquants :
- Une brusque montée des eaux couplée à une dégradation de la qualité des fleuves :
Une montée des eaux très rapide, près de 1m par jour sur la Seine, alors que les barrages réservoirs situés en amont de Paris étaient remplis à près de 100% de leur capacité.
- L’ajustement des traitements afin de garantir la qualité sanitaire de l’eau  a permis de répondre aux objectifs règlementaires de limites de qualité,
- La mise en sécurité des installations traduite sur l’usine de Choisy-le-Roi par le montage des barrières anti-crue, la surveillance des sous-sols, la mise en place des groupes de pompages mobiles pour assurer la continuité des processus de potabilisation.

 

Les outils clés pour gérer la crise :
- Le pilotage centralisé par le ServO a permis d’avoir une vision globale du service et de coordonner les décisions d’exploitation et les objectifs de production des usines principales en fonction de la qualité des ressources et des disponibilités d’équipements, et d’organiser les échanges entre les unités et le soutien aux autorités organisatrices voisines.
- Les transferts entre centres : les interconnexions et stations de surpressions ont été activées pour les soutiens entre usines ainsi que des communes voisines,
- Le renforcement des moyens humains : équipes d’astreinte, repostage des postes de commande la nuit, constitution d’une cellule de crise,
- La  coordination via le portail Crisorsec de la préfecture de police/zone de défense avec les services de l’Etat, les préfectures, les institutions, les opérateurs de réseaux d’énergie et de communications, mais aussi de transports pour les approvisionnements (produits chimiques) et  les fournisseurs, et les communes.

 

Le retour à la normale :
Grâce à la performance et la réactivité des équipes d’exploitation du délégataire, le service public de l’eau a su faire face et gérer une crue inédite en cette période de l’année. Les agents du service public de l’eau  sont restés mobilisés en phase de décrue notamment concernant la qualité de la ressource, pour délivrer une eau toujours plus sûre au robinet du consommateur.

 

 

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