Un tournant décisif pour le SEDIF

Avec la pose officielle de la toute première membrane de filtration de nouvelle génération, le projet « Vers une eau pure » franchit le cap déterminant qui sépare la phase des plans et des études de la réalité du terrain. Ce geste concrétise l'entrée dans sa phase industrielle du plus ambitieux chantier de potabilisation d'Europe.

Le choix du site de Méry-sur-Oise (95) pour accueillir cette étape majeure ne doit rien au hasard. Pionnière mondiale dès 1999 avec l'inauguration de la première filière de nanofiltration à grande échelle sur des eaux de surface, l'usine s'appuie sur plus de 25 ans d'un retour d'expérience industriel unique. Cette technologie éprouvée et extrêmement robuste a démontré au quotidien son efficacité pour garantir la sécurité sanitaire des usagers et adoucir l’eau.

Alors que les membranes actuelles étaient arrivées au terme de leur cycle d’exploitation de 7 à 8 ans, le SEDIF a saisi cette contrainte pour en faire un levier d'innovation. L'équipement du site avec des membranes de toute dernière génération, moins énergivores, permettra de renforcer le bouclier sanitaire face aux micropolluants émergents (PFAS, métabolites de pesticides, résidus médicamenteux), tout en ouvrant la voie, dès 2028, à la distribution d’une eau à la fois moins chlorée et encore moins calcaire au robinet des usagers.

Une révolution arrive à votre robinet
Cette ambition industrielle se concrétise grâce à la solidarité historique de nos 133 communes adhérentes. C’est la force de notre modèle mutualisé qui nous permet aujourd’hui de financer cette excellence technologique tout en maintenant un tarif de l’eau juste et maîtrisé.
Richard Dell'Agnola, président du SEDIF

Podcasts : plongez dans les coulisses de votre eau du robinet !

Avec la série de podcasts Source sûre, au ton pédagogique et engageant, le SEDIF décrypte les grandes questions qui entourent l’eau potable, de sa qualité aux défis posés par les micropolluants et le changement climatique.

Ouvrir le robinet, remplir son verre et boire : difficile d’imaginer un geste plus banal. Mais que savons-nous vraiment de l’eau qui arrive jusqu’à nous ? C’est le fil rouge de Source Sûre, une série de cinq podcasts proposés par le SEDIF, le service public de l’eau qui dessert quatre millions d’usagers en Île-de-France. Chercheurs et spécialistes répondent de manière accessible aux questions sur sa qualité, son traitement et son avenir, tout en nous ouvrant les portes des usines. 

Peut-on boire l’eau du robinet en toute confiance ?

Dans le premier épisode, Nathalie Davoisne, directrice du Centre d’Information sur l’Eau, répond aux interrogations quotidiennes des usagers. Faut-il s’inquiéter d’une odeur de chlore ou du calcaire ? Que sait-on des micropolluants comme les PFAS, les microplastiques ou les pesticides ? Et comment la qualité de l’eau est-elle contrôlée ? L’entretien permet de faire le tri entre idées reçues, inquiétudes et connaissances scientifiques.

L’épisode apporte aussi des repères pour mieux comprendre les alertes actuelles sur les micropolluants. Si l’on détecte aujourd’hui davantage de substances dans l’eau, c’est parce que les techniques d’analyse sont devenues bien plus précises : certaines molécules sont désormais repérables à des concentrations qui seraient passées inaperçues il y a vingt ou trente ans. Détecter une substance ne dit par ailleurs pas tout du risque qu’elle représente pour la santé. Celui-ci dépend de la quantité et de la durée d’exposition. Les connaissances scientifiques sur ces sujets progressent au fil des recherches et permettent de faire évoluer la surveillance et la réglementation.

De la Seine jusqu’à notre robinet

Après s’être interrogé sur ce que contient l’eau, le podcast invite les curieux à découvrir d’où elle vient. Le deuxième épisode nous ouvre les portes de l’usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), qui traite l’eau puisée dans la Seine. On y apprend qu’à l’échelle du SEDIF, près de 100 % de l’eau produite provient des eaux de surface de la région : la Seine pour Choisy-le-Roi, la Marne pour Neuilly-sur-Marne et l’Oise pour Méry-sur-Oise. Du cours d’eau au robinet, elle suit tout un parcours pour devenir potable expliquée par Isabelle Radlak, cheffe du service Ouvrages : elle est débarrassée des éléments solides, clarifiée, filtrée sur du sable, puis traitée à l’ozone, au charbon actif et aux ultraviolets. Une dernière chloration permet de préserver sa qualité microbiologique jusqu’au robinet. 

Source Sûre s’intéresse ensuite aux innovations autour du traitement de l’eau et sur l’avenir, avec par exemple un épisode consacré aux PFAS expliqués par un toxicologue, Xavier Coumoul, et un autre qui nous explique les nouvelles techniques de filtration membranaire. 

Pose membrane haute performance - Méry
La pose des nouvelles membranes haute performance a démarré à l'usine des eaux de Méry-sur-Oise (95).

À Méry-sur-Oise, des filtres nouvelle génération d’ici fin 2027

Cette technologie est en cours de déploiement par le SEDIF, qui investit 1 milliard d’euros pour équiper ses trois usines de techniques de filtration haute performance dernière génération. Comment ça marche ? Ces membranes fonctionnent comme des filtres extrêmement fins, jusqu’à un million de fois plus petits qu’un cheveu. Après les étapes de traitement classiques, elles retiennent la grande majorité des substances indésirables et réduisent le calcaire, tout en conservant des minéraux naturellement présents dans l’eau, comme le calcium et le magnésium. 

La filtration membranaire permet ainsi d’aller encore plus loin dans le traitement de l’eau contre les micropolluants et de garantir une eau potable irréprochable, plus sûre et plus pure, sans calcaire et sans chlore.