Projet "Vers une eau pure" : l'eau du robinet innove !

Le service public de l’eau ne cesse d’innover pour la santé des Franciliens. En lançant son projet pionnier de traitement de l’eau par filtration membranaire extrêmement performante, il pose les jalons tangibles d’une démarche vers une eau plus pure, sans chlore ni calcaire.

 

Cette technologie consiste à pousser l’eau au travers d’une membrane percée de pores extrêmement fins. Les membranes laissent passer l’eau mais arrêtent presque toutes les autres molécules. À ce jour, c’est la seule innovation permettant au SEDIF d’aller vers une « eau pure, sans chlore et sans calcaire ». Son déploiement s’inscrit d’ailleurs comme l’un des objectifs majeurs de la délégation de service public votée à plus de 90% par les élus membres le 27 mai 2021.

 

Objectifs : agir pour la santé et améliorer la satisfaction des usagers.

L'objectif premier est de réduire au maximum les micropolluants qui concentrent de plus en plus de préoccupations dans le débat public ces dernières années.
Photo de Luc Strehaiano Luc Strehaiano, Maire de Soisy-sous-Montmorency et premier Vice-président du SEDIF
Visuel de campagne d'un robinet remplissant un verre d'eau avec accroche "vers une eau pure, sans calcaire, sans chlore"

Le calcaire, un inconvénient qui coûte (trop) cher

De fait, les activités humaines sont à l’origine de la contamination de l’air, des sols, des eaux de surface et souterraines. Elles participent à y déverser des micropolluants, que ce soient des produits phytosanitaires, des polluants d’origine industrielle, des résidus médicamenteux ou encore les microplastiques souvent évoqués et source d’inquiétude chez bon nombre de citoyens. Le SEDIF souhaite donc renforcer ses filières de traitement afin d’éliminer le plus possible de traces de micropolluants et de perturbateurs endocriniens.

Si cette démarche vers une eau sans chlore est certes novatrice et peu répandue en France, elle fait néanmoins partie des habitudes sanitaires de nos voisins néerlandais, allemands ou sSuisses depuis de longues années. En y souscrivant lui aussi, le SEDIF propose également un autre avantage à ses usagers : un goût de l’eau amélioré (lire dernier paragraphe).

« Seuls 65% de nos usagers boivent très régulièrement l’eau du robinet. Bien qu’elle soit de très grande qualité et respecte toutes les normes de potabilité, la première cause d’insatisfaction reste le mauvais goût du chlore et la présence de calcaire en suspension dans l’eau », précise Luc Strehaiano. Ce minéral est source de nombreux inconvénients et les dépôts de tartre sur les surfaces ou les résistances des équipements électroménagers, obligent les usagers à utiliser davantage de produits détergents et éventuellement à installer des adoucisseurs d’eau.

Une innovation aux bénéfices multiples

L’installation des membranes implique donc véritablement un changement de paradigme pour considérer les économies générées au-delà de la simple facture de l’usager (estimées par une étude du cabinet Deloitte à environ 100 € net par an et par foyer). En effet, les bénéfices seront multiples.

D’un côté, cette nouvelle technologie permettra de baisser la consommation énergétique des équipements domestiques car l’eau sera moins calcaire, ainsi que celle des détergents car l’eau sera plus douce. De l’autre, elle permettra d’augmenter la confiance des usagers dans l’eau du robinet comme boisson quotidienne, de quoi convaincre les plus réticents d’abandonner l’eau en bouteille plastique si peu écologique. Autrement dit, ce projet pionnier met en évidence qu’il est plus pertinent de traiter l’ensemble des nuisances liées au chlore, au calcaire ou aux microplastiques de manière collective, plutôt que de les envisager à l’échelle individuelle.

La filière membranaire est donc porteuse de vraies avancées environnementales et n’est pas du tout un projet de confort comme on peut parfois l’entendre ici et là. C’est une démarche avant-gardiste et très ambitieuse sur le plan sanitaire et écologique.
Photo de Luc Strehaiano Luc Strehaiano, Maire de Soisy-sous-Montmorency et premier Vice-président du SEDIF

Usine de Méry-sur-Oise : la nanofiltration en place depuis plus de 20 ans

Concrètement, des membranes de nanofiltration sont déjà utilisées dans l’usine de Méry-sur-Oise depuis plus de 20 ans. « Pour subvenir aux besoins croissants d’une région de plus en plus urbanisée, le SEDIF a porté sa capacité à 340 000 m³ par jour en 1999 grâce à cette nouvelle filière de production membranaire », précise Pierre-Edouard Éon, Maire de Méry-sur-Oise et Vice-président du SEDIF, qui ajoute que « le SEDIF est ainsi devenu le premier distributeur mondial d’eau à utiliser la filtration sur membranes pour produire de l’eau potable à partir de l’eau de surface, en l'occurrence l’Oise ». Aujourd’hui, ces membranes doivent être changées et lors de leur renouvellement, vers 2025-2026, elles seront remplacées par des membranes plus performantes.

Quant aux sites de Choisy-le-Roi et Neuilly-sur-Marne (les plus grosses usines d’eau potable en France), ils devraient implémenter et mettre en service ce traitement à horizon 2030.

Membranes nanofiltration à l'usine de Méry-sur-Oise
Les membranes de nanofiltration à l'usine de Méry-sur-Oise.

91 % des usagers intéressés par le projet du SEDIF

À l’écoute constante de ses 4 millions d’usagers, le SEDIF a mis en place depuis 20 ans un Observatoire de la qualité du service public de l’eau pour mesurer leur niveau de satisfaction et répondre au mieux à leurs attentes.

Au total, 91 % des sondés sont « intéressés » (chiffre 2021 de l'Observatoire).

Dans une deuxième question, l’enquête de Médiamétrie montre que cet intérêt est motivé par trois raisons principales : la volonté d’améliorer le quotidien à son domicile (prolonger la durée de vie des appareils ménagers, assurer un meilleur entretien des canalisations, du linge, etc.), l’envie de consommer une eau de qualité (goût et odeur), et meilleure pour la santé via une élimination des micropolluants mais aussi plus douce pour la peau.

Observatoire de la qualité