Le SEDIF engagé dans la transition écologique

Acteur du territoire, le SEDIF met en œuvre des actions ambitieuses visant à limiter l’impact de son activité et de ses installations sur l’environnement, mais aussi à le préserver.

Plan Climat Eau Energie 2030, préservation de la ressource en eau, actions de biodiversité et plans d'action Cap Ressources et Terre & Eau 2031, le Syndicat répond à la situation d’urgence écologique pour la préservation de la planète, au plus proche de ses usagers et des acteurs locaux du territoire.

Plan Climat Eau Énergie 2030

Ce Plan constitue la feuille de route stratégique du Service public de l’eau à l’horizon 2030, afin d’amplifier ses actions en faveur de la transition écologique et de la préservation de la biodiversité, mais aussi d’adapter son activité aux conséquences du changement climatique.

Il vise à définir :

  • l’état des lieux environnemental du service de l’eau,
  • les actions concrètes menées ces dernières années par le SEDIF pour réduire son impact sur l’environnement et sa consommation d’énergie,
  • de nouveaux objectifs et les outils mobilisables pour les atteindre.

Optimiser la consommation énergétique et développer la production d'énergie renouvelable

Le service de l’eau est un important consommateur d’énergie, et la consommation électrique de ses usines va augmenter avec l’installation de nouvelles filières membranaires. Le SEDIF et son délégataire vont mener des actions conjointes afin d’augmenter la performance du réseau et faire des économies d’énergie. Le délégataire, dans son nouveau contrat, s’engage ainsi à réduire sa consommation totale d’énergie de 7 %, sur la durée du contrat et à périmètre constant. Par ailleurs, le SEDIF s’engage à développer autant que possible l’énergie photovoltaïque et la récupération de chaleur sur ses sites, avec notamment un objectif de 3 MWc de puissance photovoltaïque installée d’ici 2030, soit la moitié du potentiel estimé en toiture.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre et l’usage des ressources

Le SEDIF mobilise l’ensemble de ses parties prenantes afin de décarboner ses activités. Son délégataire s’est ainsi engagé à réduire l’empreinte de l’exploitation de 16 % en 10 ans, à périmètre constant. Le Syndicat souhaite également contribuer à décarboner l’écosystème des travaux publics en étant sélectif dans sa commande publique, et en généralisant des exigences et critères environnementaux sur les matériaux, le recyclage, le fret, etc.

Préserver la ressource en eau et la biodiversité, s’adapter au changement climatique et garantir l’accès à l’eau

Le SEDIF prévoit de lancer de nouveaux projets innovants et collaboratifs afin de renforcer son action en faveur de la préservation de la ressource en eau. Ces programmes viseront à la fois à protéger les ressources superficielles, avec le lancement depuis 2026 d’une étude générale sur les 3 bassins versants - baptisée "Cap Ressources", et à partir de 2027 la mise en œuvre d’actions pour contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau de la Seine, de la Marne et de l’Oise ; mais aussi la ressource souterraine avec la concrétisation de Paiements pour Services Environnementaux (PSE) pour rémunérer les services écosystémiques rendus par les agriculteurs et à terme, l’élargissement du dispositif au-delà du territoire pilote d’une vingtaine de communes de Terre & Eau 2031.

Le SEDIF va également continuer à intensifier ses efforts pour préserver la biodiversité, avec notamment 14 projets de végétalisation de toits et façades d’ici 2032, des objectifs de 1 200 arbres plantés d’ici 2030, et une désimperméabilisation nette de 20 000 m² (soit 3 % du foncier actuel).

Le service de l’eau est vulnérable aux aléas climatiques, en particulier aux inondations, ainsi qu’aux vagues de chaleur. Le SEDIF et son délégataire ont initié des mesures d’adaptation au changement climatique qui gagneront à être poursuivies et amplifiées pour améliorer sa résilience et celle du territoire. Au-delà de la réduction des îlots de chaleur, grâce à la plantation des nouveaux arbres, 200 fontaines à eau seront installées sur le territoire d’ici 2030.

Le site Internet du Plan Climat Eau Énergie 2030

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Plan Climat Eau Energie : Cap sur 2030 !

Créé en 1923, le Syndicat des Eaux d'Île-de-France produit et distribue l'eau potable pour 4 millions d'usagers ce qui en fait le plus grand service public d'eau potable de France. Le SEDIF puise quasiment exclusivement ses ressources dans la Seine, la Marne et l'Oise, vulnérables aux pollutions et au dérèglement climatique. Pour répondre à ces problématiques et diminuer son impact sur l'environnement, le SEDIF se fixe des objectifs à horizon 2030 dans son nouveau Plan Climat Eau Energie autour de quatre grandes thématiques.

Optimiser la consommation d'énergie et produire plus de renouvelables

Le SEDIF investit pour effectuer des économies d'énergie à l'occasion des travaux sur son patrimoine. Il cherche également à déployer les énergies renouvelables et de récupération comme les panneaux photovoltaïques ou les pompes à chaleur. Grâce aux actions conjointes du Syndicat et de son délégataire, le rendement du réseau va encore augmenter pour atteindre les 93 % en 2028 menant à moins de pertes en eau et donc en énergie. Enfin, le délégataire s'est engagé à réduire de 7 % sa consommation d'énergie sur les 12 ans du nouveau contrat de concession.

Réduire les émissions de gaz à effet de serre et l'usage des ressources

Conformément à son schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables adopté en 2024, le SEDIF va améliorer la mesure de son empreinte carbone et insérer des critères environnementaux dans ses marchés de travaux. Il s'engage à utiliser des matériaux biosourcés ou bas carbone et favoriser l'économie circulaire, notamment sur ses chantiers. Le délégataire, quant à lui, va continuer à remplacer sa flotte pour arriver à 100 % de véhicules propres en 2032.

Préserver la ressource en eau et la biodiversité

Le SEDIF lancera en 2025 une vaste étude sur la protection des trois bassins versants en amont de ses prises d'eau en collaboration avec les parties prenantes. Dans le cadre du plan d'action Terre & Eau 2025, il accompagnera également les agriculteurs avec la mise en place de PSE (Paiements pour Services Environnementaux). Dans les années à venir, le Service public de l'eau va intensifier ses efforts pour préserver la biodiversité en végétalisant ses sites et en développant l'écopâturage.

S'adapter au changement climatique

Le SEDIF contribue à réduire les îlots de chaleur urbains en plantant des arbres résilients au climat futur et en installant plus de 200 fontaines en ville. Pour mieux prévoir les impacts du changement climatique sur les cours d'eau à horizon 2050, une étude a été lancée avec le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) pour anticiper l'évolution du débit et de la qualité de l'eau. Enfin, le SEDIF anticipe en prenant en compte le scénario climatique à + 4°c dans les travaux à venir sur son patrimoine.

A travers une quinzaine d'objectifs chiffrés, le SEDIF se dote d'un plan ambitieux pour répondre aux défis environnementaux d'aujourd'hui et demain et continuer à fournir une eau de qualité à ses usagers.

Pour en savoir plus sur le Plan Climat Eau Energie, rendez-vous sur www.planclimat-sedif.com

Plan d'action Cap Ressources

Cette étude de préfiguration des plans d’actions de protection des prises d’eau principales, baptisée « Cap Ressources », a débuté en janvier 2026. Elle permettra au SEDIF de déterminer les actions pertinentes et impactantes pour l’amélioration de ses ressources (la Seine, la Marne et l’Oise). 

En effet, en raison de l’étendue des bassins versants en amont des 3 usines principales du SEDIF (12% du territoire hexagonal), la priorisation des actions et l’intégration aux démarches locales sont essentielles

A l’issue de l’étude, d’ici l’été 2027, trois feuilles de routes seront élaborées, pour la Seine, la Marne et l’Oise, elles permettront la planification d’actions variées sur les bassins amont, comme par exemple : 

  • le déploiement de paiements pour services environnementaux ;
  • la participation à des expérimentations ;
  • la densification de la surveillance des masses d’eau sur des secteurs plus vulnérables ;
  • des investigations dans des zones contributives ;
  • la participation à de nouveaux contrats de territoire ;
  • le financement d’aménagements agro-écologiques…
Plan d'action Terre & Eau 2031

La nappe d’eau souterraine des calcaires de Champigny, située à l’est de l’Île-de-France, est une ressource essentielle et précieuse. Elle assure l’alimentation en eau potable de plus d’un million de Franciliens.

Afin d’asseoir une gestion globale, concertée et durable de ce grand réservoir naturel, de nombreux acteurs se sont rassemblés dans un objectif commun de surveillance, de protection et de reconquête de la qualité et la quantité de l’eau dont la lutte contre les pollutions diffuses (pesticides et nitrates principalement).

Dans cet objectif, un contrat de Territoire, Eau et Climat de Champigny a été signé en juillet 2020. Il rassemble les maîtres d’ouvrage producteurs et distributeurs d’eau potable (le SEDIF, Eau de Paris, Ville de Nangis, Syndicat des Eaux de l’Est de la Seine-et-Marne…) et des structures institutionnelles comme la région Île-de-France, les départements de Seine-et-Marne et de l’Essonne et l’agence de l’eau Seine-Normandie.

Les eaux souterraines, indispensables à l'alimentation du territoire

Le SEDIF est associé à ce contrat puisqu’il puise l’eau brute de cette nappe via ses sept forages situés au nord-ouest de Melun (Seine-et-Marne) pour son usine de production d’eau potable d’Arvigny, à Savigny-le-Temple.

C'est un maillon essentiel du dispositif d’ultime secours du SEDIF, activé en cas de pollution ou d’indisponibilité des ressources superficielles (Seine, Marne et Oise), qui constituent très majoritairement l’approvisionnement en eau du SEDIF.

Depuis 2009, le SEDIF et deux autres producteurs d’eau potable, Eau du Sud Parisien et Société des Eaux de Melun, se sont regroupés pour mener des actions de protection de leurs captages situés dans la Fosse de Melun et la Basse Vallée de l’Yerres. Tout d’abord, un diagnostic territorial des pressions d’origines agricole, urbaine et industrielle a été réalisé.

Et depuis 2014, les trois producteurs d’eau copilotent un programme d’actions visant à préserver la qualité des eaux brutes, notamment vis-à-vis des pollutions diffuses, avec le soutien financier de l’Agence de l’eau Seine-Normandie. Artelia-Asconit assure une aide au pilotage des quatre volets de l’action :

  • le volet agricole animé par la Chambre d’Agriculture de la région Île-de-France,
  • les volets qualité de l’eau, urbain et industriel, conduits par l’association AQUI’Brie.

Les objectifs sont de réduire l’utilisation des produits chimiques, de développer des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de l’eau, de suivre la qualité et la quantité de l’eau et de modéliser le fonctionnement actuel et futur de la nappe.

Le site de Terre & Eau

Un nouveau plan de 5 ans

Un 3ème plan d’action (2026-2031) a démarré à l’été 2026, dans la continuité des deux premiers, en vue de poursuivre la dynamique tout en renforçant le dialogue territorial, en particulier avec le monde agricole et les collectivités de la zone prioritaire d’action. 

Le bilan du Plan 2020 – 2025 a été présenté en comité de suivi en juin 2026 : une meilleure connaissance des dynamiques et contaminations des champs captant, y compris les métabolites de pesticides « émergents » type  une aide à l’exploitation des captages des maîtres d’ouvrage, des ateliers autour de la filière bois, un diagnostic du territoire en matière de haies, une collaboration avec le lycée agricole de Brie, des formations de services communaux de restauration collective, un intérêt croissant des agriculteurs conventionnels pour les principes de l’ABC (agriculture biologique de conservation), un nombre important de tours de plaine, formations et animations collectives proposé aux agriculteurs, 6 études de conversion à l’agriculture biologique. …

Les paiements pour services environnementaux (PSE)

La trame d’un premier dispositif a été présentée aux agriculteurs lors d’un atelier de travail le 11 décembre 2025 puis à l’occasion d’une réunion de restitution finale le 2 avril 2026. Le projet défini par le SEDIF consiste à mettre en place un dispositif incitatif reposant sur la valorisation économique des services environnementaux rendus par l’activité agricole par le biais du développement d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement en limitant l’usage des intrants et en augmentant les couverts.

Le dispositif de PSE et le calcul de la rémunération ont été construits pour un engagement de 5 ans autour de trois leviers agronomiques mesurables à comparer avec une année de référence 2026-2027 si engagement en 2027 ou 2027-2028 si engagement en 2028 : la baisse de l’IFT (indice de fréquence de traitement) herbicide sous l’IFT de territoire de 2,3 ; l’augmentation de la couverture du sol au-delà de 75% de l’année et le développement des surfaces de cultures à bas niveau d’intrants (BNI) au-delà de 6% de la SAU. 

Concernant le planning de mise en œuvre, il est contraint par le calendrier de renouvellement des instances SEDIF 2026, cadre d’intervention de l’AESN dans son XIIème programme ainsi que calendrier de la PAC, ainsi les mesures proposées aux agriculteurs doivent maintenant faire l’objet d’une convention de mandat auprès de l’AESN permettant au SEDIF de démarcher et contractualiser (début 2027) avec les agriculteurs de la zone pilote et d’effectuer les versements « pour service rendu » un an après (à partir de 2028).

Engagé pour la biodiversité

Avec le réchauffement climatique qui entraîne la dégradation de certains écosystèmes, la disparition de bon nombre d’espèces naturelles et la raréfaction des ressources, l’enjeu de la préservation de l’eau est aujourd’hui plus que stratégique, que ce soit pour les particuliers comme pour les grands organismes publics.

Depuis plus de 20 ans, la protection de l’environnement est un impératif pour le SEDIF, et un engagement placé au cœur de sa stratégie.

Par la nature même de son activité, le Syndicat dépend en effet directement de la ressource en eau, en qualité et en quantité. 800 000 m³ d’eau potable sont distribués chaque jour dans les foyers franciliens. En cela, la question de la pollution et des aléas climatiques sont des défis dont la maîtrise s’avère prioritaire pour le premier service public français de l’eau potable.

Bi’eau diversité : découvrez la faune présente sur les sites du SEDIF

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Reportage Bi’eau diversité : découvrez la faune présente sur les sites du SEDIF

Avec Jean-Baptiste, journaliste, Pénélope, ingénieure en charge de la diversité, Fabien, écologue et Cheikh, responsable de l’installation du matériel.

Introduction de Jean-Baptiste

Bien le bonjour à tous. Me revoici sur les terres du Syndicat des Eaux d’Île-de-France. Aujourd'hui, je vous emmène à la rencontre des petites et des grosses bébêtes qui vivent sur ces sites industriels exploités par Veolia Eau d’Ile-de-France. Alors, je vous avais déjà parlé de la préservation de la biodiversité, ici, dans une première vidéo et aujourd'hui si je suis de retour, eh bien ! c'est qu'il y a du nouveau évidemment. Parce que pour favoriser l'épanouissement de la biodiversité, des nichoirs, des mangeoires et des petites caméras d'observation ont été installés et nous, eh bien ! on va aller voir ça de plus près.

Dialogue entre Jean-Baptiste et Pénélope

Jean-Baptiste : Bonjour Pénélope, déjà pour commencer, est-ce que tu peux m'expliquer pourquoi c'est important pour le Service public de l'eau de s'engager pour la biodiversité ?

Pénélope : La biodiversité, c'est un sujet très important comme tu le sais, indispensable à la survie de toute espèce. Et aujourd'hui malheureusement, les experts s'accordent pour dire que la nature est en déclin de manière importante. C'est pourquoi, depuis 2011, Veolia eau d'Île-de-France, délégataire du Syndicat des eaux d’Île-de-France, s'engage et agit en faveur de la biodiversité sur tous les sites du SEDIF. Aujourd'hui, ils représentent 90 hectares d'espaces verts en Île-de-France au cœur de la ville.

Jean-Baptiste : Tu parlais d'engagement, mais alors concrètement cela se traduit comment ?

Pénélope : Ça se traduit par exemple par la mise en place de terrasses végétalisées sur les bâtiments, de fauche tardive, comme on peut voir ici. Également de prairies fleuries mais pas uniquement. On a aussi des actions de sensibilisation des 4 millions d'habitants que nous desservons en eau potable.

Jean-Baptiste : Et aujourd'hui votre engagement va plus loin avec donc ces fameux nichoirs, ces mangeoires, ces caméras que vous avez installés pour pouvoir observer la biodiversité qui vit sur vos sites ?

Pénélope : Oui, tout à fait. On a un programme qui s'appelle Bi’eau diversité depuis quelques années qui permet notamment, via des panneaux interactifs, de pouvoir visionner des images, des vidéos, de la flore, de la faune qui se balade sur nos sites. On a également des mesures qui sont effectuées chaque année via des inventaires réalisés par des écologues et qui vont permettre de savoir quelles espèces précises passent sur nos sites et à quel moment. Ainsi, on pourra mettre en place des actions qui vont pouvoir favoriser le développement de ces espèces sur les sites mais pour ça je te laisse te tourner vers Fabien, notre écologue, qui pourra t'en dire davantage.

Jean-Baptiste : Eh bah ! avec plaisir. Merci Pénélope. Et puis, c'est parti, allons voir Fabien.

Dialogue entre Jean-Baptiste et Fabien

Fabien : Salut JB ça va ?

Jean-Baptiste : Ah Fabien ! Bah écoute, tu tombes bien parce que justement je te cherchais.

Fabien : Alors, est-ce qu'elles sont bien nos nouvelles caméras ?

Jean-Baptiste : Écoute, elles sont absolument parfaites. Tu as vu celle-là, je m'en suis chargé personnellement. Tout fonctionne c'est OK. A part moi, elles observent quoi comme espèces animales ces caméras ?

Fabien : Alors, on a toute une faune qui apparaît le soir, en particulier lorsque les derniers employés sont partis. Ça peut être des renards, des chevreuils ou même des hérissons qui se baladent en famille, dans l'herbe ici comme tu le vois. Et puis on en a installé également dans des nichoirs et des mangeoires pour capter les instants de la vie sauvage en toute intimité.

Jean-Baptiste : Génial mais dis-moi pourquoi est-ce que vous avez voulu les installer ces caméras ?

Fabien : Alors l'idée c'est de répondre à deux objectifs principaux. Le premier c'est faire l'inventaire de la biodiversité des sites du Syndicat des Eaux d'Île-de-France et ensuite convaincre les Franciliens de la biodiversité qui les entoure, même si on est dans un cadre complètement urbain. Et on voit qu’ici, la biodiversité, elle est juste fantastique.

Jean-Baptiste : Oui tu as raison parce que contrairement aux apparences, en fait, la biodiversité, elle est partout autour de nous. Bon, on se camoufle comme on peut et on va tenter d'observer les animaux. Regardez, on dirait bien qu'on a de la visite !

(Succession de photos et de vidéos montrant plusieurs espèces animales)

Dialogue entre Jean-Baptiste et Cheikh

Jean-Baptiste : Incroyable tout ce qu'on peut voir dans une usine et le spécialiste du matériel, il est juste ici, c'est Cheikh. Bonjour Cheikh, c'est donc toi qui a piloté l'installation des nichoirs qu'on voit juste ici, des mangeoires et des caméras ?

Cheikh : Exactement ! Donc pour cela, on a choisi un matériel assez discret, facile à installer et surtout qui ne perturbe pas l'environnement des animaux. Et on a aussi un capteur à chauve-souris. On a observé dans l'usine qu'on avait des chauves-souris donc on voulait savoir quel genre de famille de chauve-souris on avait. Donc, c'est pour ça qu'on a installé le capteur.

Jean-Baptiste : Et c'est toi aussi qui collectes les images régulièrement sur les caméras, c’est ça ?

Cheikh : Oui toutes les semaines ou tous les 10 jours, j'essaie de faire une petite tournée, de prendre les cartes SD pour savoir et avoir la surprise des animaux qui ont été captés par les caméras.

Jean-Baptiste : Et alors qu'est-ce qu'on voit?

Cheikh : En ce moment, on est focus sur une petite famille de renards et qui a été adopté au niveau de l'usine.

Jean-Baptiste : C’est devenu les mascottes, carrément.

Cheikh : Exactement.

Jean-Baptiste : Est-ce qu’ils ont des petits noms ?

Cheikh : Alors pour le papa, on l'a appelé Fox. Ensuite on va voir…

Jean-Baptiste : Pour les renardeaux ?

Cheikh : Exactement.

Jean-Baptiste : Je propose Goupil, au hasard !

Cheikh : On verra !

Conclusion de Jean-Baptiste

Alors, de vous à moi, vous vous doutiez qu'il y avait autant d'espèces animales différentes qui vivaient sur les sites industriels du SEDIF ? Et avec ces nouveaux dispositifs, le Service public de l'eau fait un pas supplémentaire dans son engagement en faveur de la biodiversité. Et en plus, comme ils sont sympas, et bien ils vous partagent même les images de leurs caméras. Donc, si vous aussi vous souhaitez suivre la vie de la faune sur ces sites et bien rendez-vous sur leurs réseaux sociaux. Allez, moi je vous laisse, je file, je vais me planquer pour tenter d'observer la fameuse chouette dont Fabien m'a parlé.

Le bilan carbone du service de l'eau

Le SEDIF évalue chaque année son empreinte carbone, principalement liée aux travaux réalisés en maîtrise d’ouvrage, qu’il s’agisse du renouvellement du réseau de canalisations ou de la construction et rénovation d’ouvrages.

Pour la comptabilité carbone du réseau, le processus de collecte des données a été industrialisé : les entreprises transmettent désormais leurs données qui sont ensuite traitées de manière automatisée par le SEDIF. Ce dispositif permet de confirmer les tendances observées sur les principaux postes d’émissions.

Des incertitudes subsistent toutefois, notamment concernant l’utilisation des engins de chantier, dont la consommation de carburant reste encore peu suivie alors qu’elle constitue un poste d’émissions significatif. Les prochains marchés de travaux viseront donc à améliorer ce suivi, dans un contexte de tension mondiale sur les hydrocarbures. L’électrification des équipements et le recours à des carburants alternatifs, principaux leviers technologiques actuellement accessibles, constitueront également des objectifs.

De plus, plusieurs marchés de travaux intègreront une clause permettant d’assurer le calcul d’une empreinte carbone précise, basée sur des données physiques et non monétaires.

Côté délégataire, à l’occasion de la première année du contrat de concession, un cabinet spécialisé a été mandaté afin de refondre et améliorer la méthode de collecte et de calcul de l’empreinte carbone des activités d’exploitation.

Un bilan carbone stable

Les ordres de grandeur du Bilan Carbone® du service de l’eau restent les mêmes que les années précédentes : hors utilisation de l’eau chez les usagers (qui représente la part prépondérante), les émissions sont réparties presque équitablement entre exploitation, travaux sur les ouvrages et travaux sur le réseau. Pour l’exploitation, l’électricité et les réactifs utilisés ont le plus gros impact. Pour les travaux, il s’agit principalement de la production des matériaux (métaux, béton, équipements) ainsi que l’usage des engins de chantier.

Vers un développement des énergies renouvelables

Sur le volet énergétique, plusieurs études énergétiques ont été lancées en 2025 afin d’augmenter la capacité de production d’énergie renouvelable. Outre un projet de déploiement photovoltaïque porté par le délégataire, le SEDIF a signé une convention de partenariat avec le SIGEIF, pour coconstruire des centrales solaires sur plusieurs toitures (réservoirs et usines). Les études sont en cours et les premiers projets devraient voir le jour en 2027-2028.

Les panneaux photovoltaïques installés en toiture de l'usine de Choisy-le-Roi.

Au-delà des ambitions ordonnancées, les actions en faveur de la préservation de l’environnement se traduisent de manière concrète sur le terrain. Ainsi, chaque rénovation, reconstruction ou réhabilitation des infrastructures du SEDIF s’accompagne dorénavant de mesures environnementales.

L’exemple le plus emblématique est probablement le déploiement d’un parc photovoltaïque sur l’usine de Choisy-le-Roi (94) entre 2019 et 2021. Les 432 panneaux qui habillent son toit produisent environ 144 MWh par an, une électricité directement consommée par le site.

Des travaux moins impactants pour l’environnement & les riverains

Pour le SEDIF, les efforts pour réduire l’empreinte carbone se font dès la phase de chantier.

Lors de travaux sur les canalisations, la technique dite sans tranchée permet par exemple de réduire les impacts sur la voirie, les délais et les nuisances auprès des riverains (moins de bruit, d’embouteillages et d’engins de chantier en stationnement, de gravats). Les chantiers aujourd’hui, plus économes, s’appuient sur les technologies de pointe afin d’optimiser le rendement du réseau et donc, in fine, la ressource en eau. En témoigne l’expérimentation novatrice menée en partenariat avec l’entreprise française Xylem : au printemps 2020, des robots intelligents ont pu analyser l’état d’une portion de réseau au mètre près, sans interrompre la distribution. Une première en France !

Plus récemment, dans le cadre des travaux liés à ceux du super métro Grand Paris Express, le SEDIF a encouragé le recyclage des déblais et leur valorisation agro-écologique.

Enfin, parce qu’il est impossible d’agir seul face à un tel défi que constitue la préservation de la planète, le SEDIF se mobilise régulièrement auprès des autres grands acteurs de la Métropole, qu’ils soient publics ou privés. Ces actions partenariales servent notamment à sensibiliser le public à une consommation raisonnée de l’eau du robinet, comme c’est par exemple le cas à travers l’appel à projet des Trophées Eau Solidaire, imaginé avec les bailleurs sociaux du territoire. Les actions communes servent également à entamer de nouveaux projets ambitieux et à plus vaste échelle.

Engagé pour la protection de la ressource en eau

Sur le territoire du SEDIF, la ressource utilisée pour la production d’eau potable provient à presque 100 % d’eau dite superficielle pompée dans la Seine, la Marne et l’Oise. Unique et précieuse, cette ressource doit être préservée, notamment en instaurant des périmètres de protection à proximité des captages des usines d’eau potable.

Consultez les plaquettes et les arrêtés de protection des captages pour les usines principales.

Usine de Choisy-le-Roi

Usine de Méry-sur-Oise

Usine de Neuilly-sur-Marne

Consultez les arrêtés de protection des captages pour les usines à puits.

Usine à puits d'Arvigny (Savigny-le-Temple)

Usine à puits de Seine-Port

Usine à puits d'Aulnay-sous-Bois

Usine de Pantin

Le site de l'usine de Neuilly-sur-Marne.