Pour cette section, l’objectif recherché est celui du juste équilibre entre des recettes en progression et des dépenses à l’évolution contenue. Cela permet d’accroître la capacité d’autofinancement du Syndicat tout en limitant la hausse de la part syndicale à la seule prise en compte de l’inflation : elle est au 1er janvier 2026 de 0,52 à 0,53 euros HT/m3.
Des dépenses d’investissement en forte progression
En investissement, pour faire face aux multiples enjeux de l’eau potable que sont la qualité sanitaire, la préservation de la ressource et la performance des installations, le projet de budget marque un véritable changement d’échelle avec des dépenses réelles en très sensible progression : 251 M€, soit + 65,7 % par rapport à l’exercice précédent.
Cette hausse est le reflet conjugué du programme pluriannuel d’investissement (PPI), de l’avancement du projet « Vers une eau pure » et de la tenue des engagements pris dans les protocoles de sortie des établissements publics territoriaux. Concernant plus spécifiquement le PPI, les 140 projets en cours supposent l’ouverture de 129,72 M€ de crédits de paiement sur l’exercice.
Pour financer ces investissements, le SEDIF peut compter sur son épargne (34 % d’autofinancement) et sur l’emprunt mobilisé auprès des partenaires institutionnels qui se sont engagés à ses côtés, comme la Caisse des dépôts. Les ratios financiers, notamment l’épargne nette à 78 M€ (c’est-à-dire une fois prise en compte la charge de la dette) et la capacité de désendettement de 2,8 ans (rapportant l’encours de dette à l’épargne), demeurent très satisfaisants ; leur pilotage est la garantie de la capacité du SEDIF à soutenir dans le temps cette trajectoire budgétaire inédite.
