Programmes Solidarité Eau

Solidarité Eau : un exemple à suivre

Le SEDIF affecte à des actions de solidarité internationale un montant équivalent à 1 centime d’euros par mètre cube d’eau vendue. Chaque année, plus de 2 millions d’euros ont ainsi été attribués à des associations de solidarité internationale de droit français. Depuis 1986, le SEDIF a contribué pour plus de 40 millions d’euros à des opérations ayant bénéficié à plus de 5 millions de personnes dans une vingtaine de pays en développement, soit plus que le nombre d’habitants desservis en eau potable sur le territoire du SEDIF.
Pour André Santini, Président du SEDIF : “Les élus du SEDIF ont considéré comme un impératif moral de contribuer à l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les pays émergents. Ils ont décidé qu’une part des recettes du SEDIF serait consacrée à ces actions de solidarité. La loi “Oudin-Santini”, dont j’ai été le rapporteur, adoptée à l’unanimité par le Parlement en 2005, a consacré cette initiative en permettant aux collectivités et établissements publics de financer des actions de solidarité internationale jusqu’à 1% des ressources de leurs services d’eau”.

Agir au-delà des frontières

Son action extérieure s’inscrit dans le 6 Objectifs de Développement Durable des Nations Unies : garantir l’accès de tous à l’eau (…) et assurer une gestion durable des ressources en eau. Ainsi, le SEDIF apporte son concours à des projets dans des pays en développement. Il doit revêtir un caractère d'intérêt général, soit pour développer l'accès à l’eau, soit pour renforcer la gestion du service d’eau potable. Par exemple : la réalisation ou la réhabilitation de puits cimentés, de forages équipés de pompes à motricité humaine ou de réseaux de distribution d’eau potable, alimentés gravitairement ou par pompage motorisé.

Liste des pays éligibles (décidée par délibération du Comité le 23 juin 2005)

Bénin
Burkina Faso
Burundi
Congo (République Démocratique)
Congo (République Populaire)
Cameroun
Côte d’Ivoire
Gabon

Guinée (Conakry)
Haïti
Madagascar
Mali
Niger
Royaume du Cambodge
Royaume du Maroc
République Centrafricaine

République démocratique populaire lao
République islamique de Mauritanie
République socialiste du Viêt Nam
Rwanda
Sénégal
Tchad
Togo
Union des Comores

L’action extérieure du SEDIF repose avant tout sur des partenariats avec des collectivités territoriales étrangères qui démontrent une volonté manifeste de développer le service public d’eau potable et de maitriser sa gestion de proximité. Les collectivités éligibles sont celles appartenant au périmètre géographique que s’est fixé le SEDIF. Celui-ci pourrait ne pas retenir les projets pour lesquelles la partie locale ne mobilise pas au moins 5 % du coût total.

Le village de Napheng au Laos équipé d’un réseau d’eau potable

Dans le cadre du programme Solidarité Eau, le SEDIF a attribué 1 million d’euros à l’association GRET pour mettre en œuvre 10 réseaux d’eau potable au Laos qui desserviront à terme 50 000 personnes.
À la demande des autorités publiques, l’entreprise SAYA a financé la conception et la construction des infrastructures (réservoir de 150 m³ et 23 kilomètres de canalisation).
Avant le projet, les habitants de Napheng avaient le choix entre acheter au prix fort une eau en bonbonne livrée à domicile, ou aller puiser l’eau de la rivière ou des puits d’une qualité incertaine.
Désormais, 1 000 familles peuvent s’abonner au service public afin de disposer à domicile d’une eau de qualité et bon marché, pas plus de 33 centimes d’euro par mètre cube.

Dons de compteurs pour des services d’eau en Mauritanie et à Madagascar

La moitié des compteurs a été remis à l’Offce national des Services d’eau en milieu rural (ONSER) en Mauritanie.
Leur pose servira à renforcer le service d’eau potable de la ville de Tiguent où le  gouvernement mauritanien a récemment construit un château d’eau et prolongé le réseau de distribution. Le don de compteurs permet de diminuer de moitié le coût du branchement pour l’usager.
L’autre moitié est destinée à une douzaine de petites villes malgaches où les services sont exploités, soit par des opérateurs-exploitants malgaches, soit par l’entreprise nationale “Jiro sy Rano Malagasy” (JIRAMA).
Dans le chef-lieu de l’île de Sainte Marie, la JIRAMA et le SEDIF ont cofinancé la création d’une station de potabilisation et la pose de 12 km de canalisations. Reste à raccorder les ménages qui le demande !

La solidarité avec des collectivités nigériennes

Situé aux confins du Sahara, entre l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne, le Niger est un pays en voie de développement où, en milieu rural, la charge de travail journalière d’une femme peut atteindre 16 à 18 heures par jour. Les sécheresses sont récurrentes et rendent l’accès à l’eau potable encore plus difficile pour des millions de familles.

Dans la région de Maradi au Niger, c’était le cas dans 8 villages. La corvée d’eau pesait lourdement sur l’économie des ménages et la santé des enfants. Les quelques points d’eau traditionnels ne suffisaient plus. Femmes et enfants faisaient la queue pour puiser une eau souillée de puits aux abords insalubres. Souvent, cette même eau, impropre à la consommation, étaient achetée au prix fort tant la corvée était pénible.

Sous l’égide d’une association intercommunale, les 4 communes se sont regroupés pour créer 8 systèmes d’eau potable desservant 22 000 personnes. Grâce à des panneaux solaires, l’eau est pompée d’un forage dans un réservoir, lui-même relié à des bornes-fontaines. Le coût total de l’opération a été de 1,7 millions d’euros. Le SEDIF y a contribué pour plus de 650 000 euros sur 4 ans.

L’association SEVES (Systèmes Économiquement Viables pour l’Eau aux Suds) a été chargée de la conception et de la construction des infrastructures, mais aussi de la formation des autorités communales. Désormais, les familles qui le souhaitent puisent aux bornes fontaines une eau claire et propre moyennant l’équivalent de 0,76 €/m3, soit 2 € par mois.

Les conditions de pérennité du service d’eau potable semblent ainsi réunies :

  • Pour des milliers de ménages, le coût monétaire du service amélioré est largement compensé par les avantages : économie de temps, confort et meilleure santé des enfants, etc.).
  • Pour les 8 services, les recettes recouvrées auprès des usagers financent les coûts d’exploitation (carburant, salaires) ainsi que les provisions pour le renouvellement (des panneaux solaires, par exemple).

La coopération entre le SEDIF et ces collectivités se poursuivra afin de s’assurer que le jeu d’acteurs s’installe et les services perdurent.

Dates de dépôt des dossiers :
 - 15 avril
 - 15 octobre

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