Préserver la biodiversité

Avec le réchauffement climatique entraînant la dégradation de certains écosystèmes, la disparition de bon nombre d’espèces naturelles et la raréfaction des ressources, l’enjeu de la préservation de l’eau est aujourd’hui plus que stratégique, que ce soit pour les particuliers comme pour les grands organismes publics.

Depuis 20 ans, la protection de l’environnement est un impératif pour le SEDIF, et un engagement placé au cœur de sa stratégie. « La décennie 2020 sera indéniablement dominée par la lutte contre le réchauffement climatique, et la prise de conscience s’affirme toujours plus au sein des populations. À ce sujet, le SEDIF a été et sera toujours au rendez-vous pour limiter au mieux l’impact de son activité sur l’environnement », confie Richard Dell’Agnola, Maire de Thiais et Vice-président du SEDIF chargé de la politique environnementale et des relations internationales.

Par la nature même de son activité, le Syndicat dépend en effet directement de la ressource en eau, en qualité et en quantité. 780 000 m3 d’eau potable sont distribués chaque jour dans les foyers franciliens. En cela, la question de la pollution et des aléas climatiques sont des défis dont la maîtrise s’avère prioritaire pour le premier service public français de l’eau potable.

Protéger la biodiversité

Des moyens à la hauteur de ses ambitions pour le climat

Autre impératif environnemental que le SEDIF s’engage à respecter : la diminution de son empreinte carbone, notamment avec sa politique « éviter, réduire, compenser » les gaz à effet de serre (GES), qui a permis de diminuer ces derniers de près de 30,5% depuis 2011 et de compenser la totalité des émissions résiduelles depuis 2015 (grâce à la lutte contre la déforestation, l’achat de crédits-carbone etc.) Autant de mesures qui satisfont les objectifs de développement durable (ODD), prônés par l’ONU à l’horizon 2030 et auxquels le SEDIF adhère pleinement.

Précisément, c’est pour établir la durabilité de ses équipements, techniques et procédés, que le Syndicat agit en précurseur depuis de longues années. Dès 2002, il devient ainsi un des premiers services publics de l’eau à se doter d’une politique environnementale ambitieuse en obtenant la certification ISO 14001, attribuée par un organisme de contrôle indépendant. Le SEDIF a d’ailleurs regroupé en 2017 l’ensemble de ses engagements en faveur du climat au sein de son Plan Climat Eau Energie. Ce document formalise à la fois les actions de réduction de l’impact environnemental de ses activités, tout en proposant des pistes pour mieux appréhender sa vulnérabilité au réchauffement climatique. Ainsi, le SEDIF façonne sa résilience.

Dernier outil en date pour parachever cette démarche : le Plan pluriannuel d’investissement (PPI) 2022-2031, qui entend contribuer amplement aux enjeux de la transition écologique et énergétique.

Tandis que dans son Schéma directeur 2011-2025, le Syndicat reconnaissait le principe « d’urgence écologique », le PPI prévoit désormais la prise en compte de la protection de l’environnement dans une démarche à 360°, soit dans l’ensemble des étapes des projets depuis leur conception jusqu’aux opérations de travaux.

Parmi les opérations envisagées, le confinement des eaux incendie des usines de Choisy-le-Roi et de Neuilly-sur-Marne afin de prévenir les actes de pollution des cours d’eau, la végétalisation des toitures terrasses de son patrimoine bâti ou encore la production d’hydrogène vert sur ses emprises. « Ces projets audacieux construisent l’avenir et préservent les générations futures, sans attendre et sur le long terme, ce qui démontre que le SEDIF est un acteur métropolitain pleinement engagé sur le sujet », énonce Richard Dell’Agnola.

432 panneaux photovoltaïques sur le toit de l’usine de Choisy-le-Roi

Au-delà des ambitions ordonnancées, les actions en faveur de la préservation de l’environnement se traduisent de manière concrète sur le terrain. Ainsi, chaque rénovation, reconstruction ou réhabilitation des infrastructures du SEDIF s’accompagne dorénavant de mesures environnementales.

L’exemple le plus emblématique est probablement le déploiement d’un parc photovoltaïque sur l’usine de Choisy-le-Roi (94) entre 2019 et 2021. Les 432 panneaux qui habillent son toit produisent environ 144 MWh par an, une électricité directement consommée par le site et qui devrait à terme représenter une économie d’environ 6 000 euros annuels.

À Sèvres (92), la reconstruction de la station de pompage et de deux nouveaux réservoirs a grandement amélioré l’efficience de l’installation, tout en assurant de meilleures performances énergétiques. Un réaménagement paysager a également conféré une identité plus arborée au site industriel, avec la plantation d’une lisière boisée et d’une clairière végétale sur la toiture du nouveau bâtiment.

preserver biodiversite parc photovoltaique
preserver biodiversite vegetale

Des travaux moins impactants pour l’environnement et les riverains

Pour le SEDIF, les efforts pour réduire l’empreinte carbone se font dès la phase de chantier.

Lors de travaux sur les canalisations, la technique dite sans tranchée permet par exemple de réduire les impacts sur la voirie, les délais et les nuisances auprès des riverains (moins de bruit, d’embouteillages et d’engins de chantier en stationnement, de gravats). Les chantiers aujourd’hui plus économes s’appuient sur les technologies de pointe afin d’optimiser le rendement du réseau et donc, in fine, la ressource en eau. En témoigne l’expérimentation novatrice menée en partenariat avec l’entreprise française Xylem : au printemps 2020, des robots intelligents ont pu analyser l’état d’une portion de réseau au mètre près, sans interrompre la distribution. Une première en France !
Plus récemment, dans le cadre des travaux liés à ceux du super métro Grand Paris Express, le SEDIF a encouragé le recyclage des déblais et leur valorisation agro-écologique.

Enfin, parce qu’il est impossible d’agir seul face à un tel défi que constitue la préservation de la planète, le SEDIF se mobilise régulièrement auprès des autres grands acteurs de la Métropole, qu’ils soient publics ou privés. Ces actions partenariales servent notamment à sensibiliser le public à une consommation raisonnée de l’eau du robinet, comme c’est par exemple le cas à travers l’appel à projet des Trophées Eau Solidaire, imaginé avec les bailleurs sociaux du territoire. Les actions communes servent également à entamer de nouveaux projets ambitieux et à plus vaste échelle.

Zoom sur… Les ruches de Champigny-sur-Marne !

À l’été 2020, un partenariat a été établi avec l’association Abeille Machine, qui a mis en place quelques mois plus tard un rucher sur le site du réservoir de Cœuilly, situé sur la commune de Champigny-sur-Marne. Une action qui traduit les ambitions du SEDIF pour la préservation des écosystèmes fragilisés et la promotion de la biodiversité sur les sites de son patrimoine.

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