La sécurité de l’alimentation en eau et la gestion de crise

Le SEDIF mène une politique soutenue d’investissement en matière de sécurité de l’alimentation en eau et de gestion de crise.

Le 20 août 2010, le Président André Santini, en présence de Martine Monteil, Préfet de la zone de défense et de sécurité de Paris, a présenté les chantiers du SEDIF consacrés à ces thèmes.

visiteCette visite de chantiers s'est effectuée sur deux sites : 

- L’usine d’eau potable « Edmond Pépin » de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), 
- L’usine à puits de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Le SEDIF a élaboré ces dernières années, plusieurs schémas  directeurs particuliers devant garantir la continuité d’alimentation en cas de crise, notamment en matière d’inondation, de sûreté, de secours électrique et d’ultime secours, et cette journée a été l’occasion de faire le point de leur mise en oeuvre.

 

Sûreté des installations : Plan de management de la sûreté (PMS) :

romainvilleGarantir l’alimentation en eau potable de la population en situations de crise est une obligation pour tout distributeur d’eau.

L’interruption de l’alimentation pour la consommation humaine pouvant résulter de conditions climatiques exceptionnelles, de problèmes de pollution, ou d’actes malveillants est susceptible de perturber gravement l'activité économique et de mettre en péril la santé des populations concernées.

D’où la nécessité de réduire la vulnérabilité des réseaux de production et de distribution de l’eau vis-à-vis des risques de terrorisme ou de vandalisme.

Bien que le réseau de distribution d’eau potable dispose d’un haut niveau de sécurité, le SEDIF avait déjà initié cette démarche depuis 1985, suite aux attentats dans Paris, en équipant progressivement les sites de systèmes de contrôle d’accès et d'anti-intrusion.


Depuis 2002, suite aux attentats du 11 septembre 2001, des études ont été menées pour aboutir en 2008 à un schéma directeur de la sûreté des installations. Ce schéma directeur fixe les grandes orientations de la politique de sûreté, établit des priorités et une planification des investissements à court, moyen et long termes.

Le montant total prévisionnel des travaux envisagés pour atteindre les objectifs du P.M.S. est de plus de 22 M€ HT sur une période de 7 ans.

 

Plan de prévention des inondations :

Si la plupart des coplan massemmunes franciliennes sont concernées par les risques majeurs, naturels outechnologiques, à des degrés certes différents, certains territoires sur lesquels se superposent à la fois des aléas multiples et des enjeux importants apparaissent potentiellement plus exposés que d’autres.

A ce titre, l’agglomération parisienne est particulièrement exposée aux inondations par débordement de la Seine aggravé par l’impact de ses affluents qui subissent le même sort du fait de l’interdépendance de leurs systèmes hydrologiques respectifs.

Historiquement, les usines du SEDIF ont été construites pour faire face à une crue cinquentennale, hypothèses en vigueur lors de leur conception dans les années 60, à l’exception de l'usine de Méry-sur-Oise, calée au-dessus de la crue centenale. 

Les investissements réalisés pour maintenir en fonctionnement l’usine de Choisy-le-Roi jusqu’au scénario R1 (100% du débit de la crue 1910) sont de 1 million d’euros. Au titre du XIIIème Plan, la protection contre l’inondation de l’usine de Neuilly-sur-Marne s’élève à 5 M€ dont 4 M€ reportés au XIVème Plan.


Un programme de travaux de protection contre les inondations, d’un montant de 5,5 M€ HT, approuvé par le bureau du 2 juillet 2010, permettra au SEDIF d’augmenter le niveau de protection de l’usine de Neuilly-sur-Marne contre les crues majeures.

 

Plan de secours :

groupe electrogeneMalgré tous les dispositifs mis en oeuvre par le SEDIF pour assurer la continuité du service public de l’eau potable, certains événements exceptionnels par leur ampleur ou leur nature, tels que les inondations ou les actes de terrorisme, peuvent engendrer une crise grave de l’alimentation en eau potable, générant des situations dites d’ultime secours.

En effet, les usines de production, comme les éléments du réseau peuvent faire l’objet d’un dysfonctionnement, causé par un événement extérieur, qui entrave complètement leur fonctionnement et impose un arrêt de la production ou de la distribution de l’eau. Il en est de même pour les ressources en eau brute de surface, qui pourraient devenir indisponibles.

Le plan régional d’alimentation en eau potable (PRAEP) établi par la Préfecture de région Ile-de-France, définit les conditions générales de production et distribution de l’eau potable en période de crise, à l’échelon régional.
 
Ce serait alors, dans des conditions extrêmes, le dispositif d’ultime secours propre au SEDIF, sous l’autorité du Préfet, qui prendrait le relais des dispositions habituelles de production, transport et distribution.