Aluminium dans l’eau : au SEDIF, une eau sûre et strictement contrôlée

Un certain nombre d’articles ou de reportages alarmistes, qui nourrissent des peurs injustifiées et que certains exploitent de façon irresponsable circulent , jetant sous couvert d’information, le soupçon sur l’eau du robinet. En cause : de l’aluminium dans l’eau.

La réglementation impose aux producteurs d’eau le contrôle de 54 paramètres, sous l’autorité des Agences Régionales de Santé ; le SEDIF va au-delà et contrôle quant à lui 63 paramètres.

Le contrôle s’appuie sur les limites et références de qualité établies par les autorités sanitaires européennes et nationales suivant en général l recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

L’aluminium est présent à l’état naturel dans les milieux aquatiques. Dans le traitement de potabilisation de l'eau, les sels d’aluminium sont largement utilisés pour leur grande capacité à éliminer les matières en suspension d’origine minérale ou organique présentes dans les ressources. Dans le cas des euax traitées par le SEDIF, des tests ont montré que ces sels sont plus efficaces notamment en période hivernale, que le chlorure ferrique. 

L'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine fixe pour l’aluminium une référence de qualité de 200 µg/l.

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), dans son avis du 24 décembre 2008 concernant la révision de la Directive européenne 98/83/CE, considère qu'il n'y a pas lieu de remettre cette valeur en cause. Elle préconise en revanche pour les eaux ayant subi une coagulation aux sels d'aluminium une valeur "objectif" de 100 µg/l.

C'est cette valeur que le SEDIF a retenue comme seuil contractuel à ne pas dépasser pour les eaux produites par ses usines.

La valeur de 50µg/l, parfois citée comme seuil, résulte de travaux de deux professeurs, dont les résultats n’ont été repris ni par la Communauté scientifique, ni par les autorités sanitaires.

En 2010, la valeur maximale enregistrée dans le cadre du contrôle sanitaire exercé sur les eaux produites par les usines principales du SEDIF a été de 52 µg/l. Les valeurs moyennes sont respectivement de 37 µg/l, 30 µg/l et moins de 10 µg/l pour les usines de Choisy-le-Roi, Neuilly-sur-Marne et Méry-sur-Oise.

Et donc très en deçà des normes imposées et des préconisations.

Toujours en 2010, la concentration moyenne mesurée dans le cadre du contrôle sanitaire sur les eaux distribuées sur le territoire du SEDIF a été de 22 µg/l. Trois dépassements de la référence de qualité ont été enregistrés à Montrouge (750 µg/l), Cachan (294 µg/l) et Bobigny (291 µg/l), sans que les enquêtes réalisées n'aient apporté d'explication à ces valeurs surprenantes. Aucune des autres mesures faites sur ces sites n'a dépassé 41 µg/l.  

En ce qui le concerne, le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France réaffirme avec force la qualité de l’eau distribuée sur son territoire : chaque jour, plus de 4 millions d’habitants reçoivent l’eau du SEDIF et bénéficient d’une sécurité sanitaire de très haut niveau.

Pour l’année 2010, sur les 144 communes desservies par le SEDIF :

  • le taux de conformité bactériologique a été de 99,96%

  • aucun dépassement de seuil de pesticides n’a été enregistré,

  • les concentrations en aluminium ont été de 4 fois inférieurs à la norme,

  • l’ensemble des paramètres surveillés a donné lieu à des résultats très satisfaisants.


Chaque année, 350 000 analyses sont effectuées sur l’eau du SEDIF, de la ressource (rivières et nappes souterraines) jusqu’aux points de consommation (contrôles au robinet), en passant par les filières de traitement et le réseau de canalisations. 

 

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