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15
Avr.
2011
Qualité de l’eau / radioactivité/ résidus médicamenteux : une vigilance permanente

L'eau fait partie des produits alimentaires les plus contrôlés en France, soumis à des normes de qualité particulièrement strictes.

350 000 analyses par an, soit une toutes les 2 minutes, permettent de vérifier en permanence la qualité de l'eau distribuée par le SEDIF.

Depuis le 1er janvier 2004, le Code de la Santé Publique a imposé un nouveau contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine en application de la directive européenne du 3 novembre 1998, tenant compte de l'évolution des connaissances scientifiques.

 

Surveillance de la radioactivité

Le Code de la Santé Publique prévoit une surveillance d’indicateurs radiologiques pour les eaux destinées à la consommation humaine. Sans attendre la mise en place de cette surveillance, les eaux produites par les usines du SEDIF ont toujours satisfait aux indicateurs de radioactivité.

Le SEDIF dispose d’une balise de mesure en continu de la radioactivité gamma à Ablon-sur-Seine, installée suite à l’implantation d’un centre nucléaire de production d’électricité à Nogent-sur-Seine. L’impact de ce site sur la qualité de la Seine en région parisienne est particulièrement suivi par les producteurs d’eau franciliens, dont le SEDIF, dans le cadre d’une étude soutenue par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie.

Depuis près de 20 ans, les mesures enregistrées n’ont jamais révélé le moindre dépassement des seuils définis pour l’eau destinée à la consommation humaine.

 

Les médicaments : un risque identifié et anticipé

 

On parle à juste titre des résidus médicamenteux observés dans les rivières. Il s’agit là d’un constat récent permis grâce aux immenses progrès des méthodes d’analyses qui mobilisent la recherche, notamment celle du SEDIF et de son délégataire.

Dans le cadre d’une campagne nationale d’occurrence des résidus médicamenteux dans les eaux destinées à la consommation humaine, les trois usines principales du SEDIF ont été retenues parmi les sites échantillonnés.

Si du Paracétamol (analgésique), du Diclofénac et du Kétoprofène (anti-inflammatoires non stéroïdiens), du Losartan et du Trimétazinide (cardiovasculaire), de l’Oxazépam et de la Carbamazépine (neuroleptique) ont été quantifiés dans la Seine, la Marne et l’Oise, aucune des molécules recherchées n’a été mesurée dans les eaux produites et distribuées par les usines du SEDIF.

Ces résultats corroborent ceux des études, que le SEDIF conduit depuis 2004, et qui n’ont jamais montré la présence de résidus médicamenteux dans les eaux produites, hormis des produits de contraste iodés (non analysés dans la campagne nationale). Les quantités observées sont infinitésimales, de l’ordre du milliardième de gramme par litre, proches des limites de quantification. Si l’on buvait 3 litres d’eau tous les jours pendant toute sa vie, on n’absorberait même pas l’équivalent d’un comprimé !

Les traitements existants se montrent donc efficaces sur ces produits.

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