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18
Jan.
2018
Vers une eau pure sans calcaire et sans chlore : un bond en avant du SEDIF à Arvigny

Le SEDIF a inscrit dans son XVème plan les études pour la mise en place d’un traitement par osmose inverse basse pression (OIBP) sur les filières de traitement de ses usines. Un premier projet d’un montant de 34 M€ est en cours de réalisation afin d’équiper l’usine d’Arvigny qui produit de l’eau à partir de la nappe souterraine du calcaire de Champigny.
Dès 2021, les habitants de cinq communes adhérentes au SEDIF, Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Villeneuve-le-Roi, Rungis et Ablon-sur-Seine, bénéficieront en avant-première d’une eau de qualité exceptionnelle, sans micropolluants, sans calcaire et sans chlore, directement à leur robinet.

Le SEDIF place l’innovation et la satisfaction des usagers au cœur de ses préoccupations. Il distribue aujourd’hui 762 000 m3 d’eau de qualité sanitaire irréprochable 24h/24, à domicile et sans déchet, à ses 4,6 millions de consommateurs. Pour mieux répondre encore à leurs attentes en matière de santé, de qualité et d’économie, le SEDIF concentre ses efforts pour ses filières de traitement sur les 3 objectifs suivants :

  • fournir une « eau pure », en éliminant au-delà des normes, déjà strictement respectées, tous les micropolluants comme les résidus médicamenteux ou les perturbateurs endocriniens,

  • améliorer le goût de l’eau du robinet en réduisant, voire en supprimant le chlore, grâce à un meilleur abattement de la matière organique,

  • optimiser la teneur en calcaire de l’eau pour réduire les dépenses des consommateurs liées au calcaire (entartrage des appareils ménagers), énergétiques notamment.

 

Une première réalisation industrielle à Arvigny

Pour atteindre simultanément ces 3 objectifs, le SEDIF mène depuis 2015 des études sur des unités pilotes pour qualifier les eaux à traiter, comparer les performances d’abattement de différentes membranes, évaluer les rejets, optimiser les performances des procédés et les conditions d’exploitation. L’année 2018 marque le lancement de la première réalisation industrielle sur l’usine d’eau souterraine d’Arvigny pour un montant évalué à 34 M€, intégrant la conduite de rejet. La réalisation des travaux est prévue en 2019 et 2020.

 

L’unité d’Arvigny prélève annuellement 25 500 m3 d’eau en moyenne par jour avec une pointe à 50 000 m3 en situation exceptionnelle, travaux ou incidents d’exploitation. La dureté de l’eau puisée dans la nappe souterraine de Champigny est comprise entre 29 et 37°F et la teneur en nitrates entre 25 et 38 mg/l. Les objectifs, après mise en place de l’unité de traitement membranaire, visent une dureté de l’eau de 10°F et une teneur en nitrates inférieure à 25 mg/l, correspondant au niveau guide fixé par la règlementation sanitaire.

 

Etudes pour une mise en place à Choisy-le-Roi et Neuilly-sur Marne

En parallèle de ce premier déploiement industriel, le SEDIF attribuera, en 2018, les marchés d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la réalisation des études sur l’insertion d’unités de traitement membranaires par osmose inverse basse pression sur ses usines principales de Choisy-le-Roi et Neuilly-sur-Marne, dont le montant des travaux est évalué entre 400 et 500 M€.

 

Cette technique d’affinage membranaire est complémentaire des actions de très long terme de prévention des pollutions à la source, comme celle co-pilotée par le SEDIF pour protéger des pollutions diffuses la nappe du calcaire de Champigny, à travers un contrat de captage avec l’aide de l’Agence de l’eau Seine Normandie.

 

Une légère non-conformité sans incidence sanitaire

L’ensemble de ces investissements vise également à remédier à la présence du métaldéhyde, un pesticide, dans la ressource en eau en Île-de-France, tel que l’a révélé l’Agence Régionale de Santé dans sa synthèse sur la qualité de l’eau pour l’année 2016. Cette présence, sans incidence sanitaire, a été mesurée sur l’eau refoulée de l’usine du SEDIF de Neuilly-sur-Marne à un taux de 0,12 µg/L, alors que la limite de qualité est fixée à 0,10 µg/L par le Code de la santé publique. Ce que le Syndicat a porté à la connaissance du public dans son rapport annuel d’activité pour 2016 (p. 52).

 

D’autres grands distributeurs d’eau ont également été concernés en 2016 par des non-conformités pour le métaldéhyde, le mode de gestion du service public de l’eau étant sans rapport avec la non-conformité constatée, comme a tenté de le faire croire une association appelée Coordination EAU Île-de-France, relayant sur son site internet un article d’une autre association locale.

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