Actualités

24
Nov.
2008
Droit de réponse à l’article de Libération du 24 novembre 2008

Dans son édition du 24 novembre dernier, Libération a consacré au Syndicat des Eaux d’Ile de France un article intitulé « Le contrat avec la région remis en cause par la gauche et les associations - Enjeu bouillant en Ile de France ».

 

Paris, le 27 novembre 2008

Monsieur le Directeur,

En application de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1981, je vous serais reconnaissant d’apporter à vos lecteurs les précisions suivantes :
 
« Cet article laisse entendre que «sentant le vent tourner (…), je cherche à abréger la consultation lancée » auprès des élus.
 
Contrairement à d’autres collectivités, comme Paris, où tout était annoncé et réglé d’entrée de jeu pour des raisons politiques et idéologiques, comme vient de le déclarer son maire, le SEDIF s’est donné le temps d’une approche globale, comparative et contradictoire, pour être opérationnel en 2011.
 
Encadrée par le Code général des collectivités territoriales, cette procédure a été initiée dès novembre 2006, et s’est déroulée selon un calendrier précis présenté au Comité du 14 décembre 2006, connu ainsi de tous les élus depuis l’origine.
 
Elle a consisté à dresser d’abord un état des lieux, puis à comparer les avantages et faiblesses respectifs de différents modes de gestion directe et déléguée, selon une méthode d’analyse multicritères, à partir d’une centaine de critères caractéristiques du service.
 
De nombreuses réunions de formation, de travail et de débat ont été organisées pour les élus, et tous les documents élaborés durant cette phase ont été mis sur le site du SEDIF.
 
A l’approche des échéances, l’affolement et la fébrilité ont saisi en réalité le camp de mes adversaires. Malgré le soutien politico-médiatique orchestré notamment par Que Choisir, quelques professionnels de l’agit-prop et des blogs altermondialistes, leur mayonnaise ne prend pas.
 
C’est en définitive un petit groupe d’élus de l’ultra gauche, voulant réduire les enjeux du service public de l’eau à son seul prix, qui a souhaité remettre en cause le calendrier annoncé et suivi étape par étape avec sérénité depuis deux ans.

J’ai donc accepté à leur demande, de soumettre cette proposition au vote du Comité qui s’est tenu le 23 octobre dernier : elle n’a recueilli que 9 voix sur 142, et qui plus est très en deçà de leur potentiel. Ce débat est donc clos. 
 
Je proposerai en décembre prochain que le futur mode de gestion soit une délégation de service public, avec un pouvoir de direction et de contrôle par le SEDIF encore renforcé, un prix de l’eau diminué et une tarification sociale instaurée.
 
Les élus prendront ainsi, par un vote démocratique, une décision éclairée, dans la plus totale transparence, en toute connaissance de cause, et en dehors de toute pression, d’où qu’elle vienne.»
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l‘expression de mes sentiments les meilleurs.
 

 

Le Président,
André SANTINI
Maire d’Issy-les-Moulineaux
Secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique

Les infos de ma commune