Actualités

4
Mai
2009
Droit de réponse au Parisien du 3 mai 2009

Dans un article publié le 3 mai denier intitulé « Du désherbant dans la nappe phréatique », le journal Le Parisien évoque la nappe de Champigny et sous-entend que les habitants de la Banlieue disposent d’une eau de qualité inférieure. Le SEDIF souhaite réaffirmer la qualité des eaux qu’elle distribue.

Monsieur le Directeur,
 
Dans un article intitulé « Du désherbant dans la nappe phréatique » paru dans l’édition du PARISIEN du 3 mai 2009 et concernant la nappe de Champigny, il a été rapporté notamment que « les habitants de la banlieue, eux, n’ont pas droit à cette dilution », laissant entendre une moindre qualité de l’eau qui leur est distribuée. Cette affirmation mérite d’être nuancée.
 
Je vous serai reconnaissant de bien vouloir porter à la connaissance de vos lecteurs les précisions suivantes, en application de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1981 :
 
"La nappe du Champigny est très étendue (environ 1700 km2). La protection naturelle que lui assurent les couches géologiques supérieures n'est pas identique sur toute sa superficie. En conséquence, la contamination par les pesticides n'est pas homogène sur l'ensemble de la nappe.
Les captages exploités pour le SEDIF sont situés dans la fosse de Melun, une des zones bénéficiant de la meilleure protection.
Les analyses réalisées en 2008 dans le cadre de la surveillance sanitaire indiquent l’absence de glyphosate et d'AMPA dans cette partie de la nappe. Seules de faibles quantités d’atrazine et de son sous-produit de dégradation, la DEA,  sont mesurées.
Dans l’eau produite par l'usine d'Arvigny, qui traite les eaux captées, aucune trace de glyphosate ou d’AMPA n’est quantifiable, et les concentrations en triazines sont ramenées en dessous de la limite pour les eaux potables (0,1µg/l), ce qui démontre l’efficacité du traitement au charbon actif mis en place en 2001.
Très soucieux de la qualité et de la sécurité, le SEDIF n'a donc pas besoin d'avoir recours à la dilution, puisque les eaux traitées par l'usine d'Arvigny sont parfaitement conformes aux normes en vigueur pour les eaux destinées à l'alimentation humaine.
Bien que toutes ses usines soient équipées de filières permettant de traiter les pesticides, et assurent la conformité sanitaire de l'eau produite, le SEDIF met en œuvre et promeut des actions pour améliorer la qualité des ressources.
Il s'est notamment engagé dans une opération de prévention des pollutions par les pesticides, au travers du programme Phyt’Eaux Cités qu’il a initié et qui fédère les grands acteurs de l’eau des bassins de la Seine amont, de l’Orge et de l’Yvette, afin d’inciter les communes à maîtriser leur usage de produits phytosanitaires".
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
                          

 

 

Le Président,
   
André SANTINI
Maire d’Issy-les-Moulineaux
Secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique

 

P.S. : à noter que 7 communes du SEDIF situées dans l'Essonne (Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Ris-Orangis et Viry-Châtillon) et dans le Val-de-Marne (Ablon-sur-Seine, Rungis, Villeneuve-le-Roi) sont alimentées par l'eau puisée dans la nappe du Champigny.

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