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12
Mai
2021
Projet OIBP : le vrai du faux sur la question des rejets polluants

En 2021, le SEDIF finalise son XVIème plan d’investissement sur 10 ans, pour intégrer le traitement par Osmose Inverse Basse Pression. L’OIBP est un procédé de traitement de l’eau par filtration extrêmement fine, qui permettra à terme, d’obtenir une qualité de l’eau inédite.

S’inscrivant dans le projet « Vers une eau pure, sans calcaire et sans chlore », l’objectif du service public de l’eau est de renforcer la maîtrise du risque sanitaire en éliminant encore plus de micropolluants présents dans les ressources en eau, de satisfaire les usagers en améliorant le goût de l’eau par la réduction, voire la suppression du chlore au robinet, et en réduisant la dureté de l’eau.

C’est pourquoi le SEDIF s’oriente vers l’insertion d’une étape de traitement membranaire de type osmose inverse basse pression sur ses usines de production (Choisy-le-Roi, Neuilly-sur-Marne et Arvigny), procédé le plus efficace pour produire une eau potable quasiment exempte des molécules indésirables présentes dans les ressources en eau.


Aucun impact sur le prélèvement dans la ressource

Cette technologie consiste à filtrer l’eau au travers d’une membrane percée de pores extrêmement fins, qui empêche le passage de la plupart des molécules. La partie de l’eau prélevée dans la ressource qui ne peut franchir la membrane (environ 10 à 15% du volume prélevé) est rejetée dans le cours d’eau, avec les molécules retenues par la membrane. En termes de volume prélevé net, le projet n’entraînera donc pas de modification de la situation actuelle.

Aucun impact n’est à prévoir en terme de prélèvement quantitatif dans la ressource, puisque le supplément d’eau prélevé en entrée d’usine est rejeté quelques mètres plus loin

Par ailleurs, les études, qui ont été menées pour caractériser les futurs rejets, évaluent leurs incidences sur le milieu récepteur. La caractérisation, réalisée sur une approche hypothétique du traitement membranaire, devra être actualisée dans la suite du projet.

Les méthodes d’évaluation ont été précisées par les services de la Police de l’eau d’Île-de-France, et reposent sur la description de l’état initial de la masse d’eau, et sur la vérification et la justification de la non-dégradation du milieu au regard de ses objectifs d’état.  

À ce stade du projet et en raison des conclusions des études réalisées, il n’est pas prévu de traiter les rejets de la filière membranaire. Il est à noter que la filière de traitement membranaire par nanofiltration de l’usine de Méry-sur-Oise fonctionne sans traitement de ses rejets réglementés depuis 1999 dans le respect du milieu naturel.



Visuel eau pure 2


Arvigny, le site pilote

Pour le cas particulier de l’usine d’Arvigny située à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne), site pilote sur lequel le projet d’insertion d’une unité de traitement membranaire est en cours, le prélèvement se fera dans la nappe des calcaires de Champigny.

Le projet dans son ensemble fera l’objet d’une enquête publique du mercredi 19 mai au lundi 21 juin prochain inclus.


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