LE « BUILDING INFORMATION MODELING » : PROCESSUS NUMÉRIQUE COLLABORATIF

Le SEDIF prévoit de déployer sur l’ensemble de ses ouvrages le BIM (Building Information Modeling), une démarche numérique collaborative basée sur une maquette numérique. Objectif de cette opération à 12 millions d’euros, à horizon 2024-2026 : devenir le premier service de l’eau à généraliser cet outil sur tout son patrimoine bâti. Par cette gestion intégrée de tous les ouvrages pendant leur cycle de vie, le SEDIF contribue à faire émerger des solutions innovantes au service de ses usagers.

L’innovation fait partie intégrante de l’ADN du SEDIF et l’excellente qualité de l’eau qu’il propose à ses usagers est la preuve d’une perpétuelle recherche de procédés et de moyens toujours plus novateurs pour maintenir une haute qualité de service. En effet, les moteurs d’innovation sont nombreux, entre attentes des habitants à satisfaire, exploitation de données acquises en continu, nouvelles approches de modélisation, bio-essais, mise en place de matériaux plus performants ou encore techniques de travaux, de diagnostic et de surveillance etc.

En cela, le SEDIF va déployer le BIM, pour Building Information Modeling, qui peut être traduit par Modélisation des Informations (ou données) de la construction, du bâtiment. Comprenez : une démarche numérique basée sur une maquette 3D normée. Cette approche est à la base de la transformation numérique dans les secteurs de l’architecture, de l'ingénierie et de la construction. Processus global de création et de gestion des informations à destination de la construction, il est adossé à un modèle intelligent couplé à une plateforme hébergée dans le cloud, qui lui permet d’intégrer et de structurer des données en grande quantité (big data) pour ensuite produire une représentation numérique d’une ressource sur toute la durée de son cycle de vie.

Un outil de maîtrise des coûts

Processus véritablement collaboratif, le BIM permet aux différentes parties prenantes d’une opération de construction, de partager de manière numérique et à tous les stades d’avancée du projet, des informations relatives à la conception, l’exécution et l’exploitation d’un bâtiment. Le tout est articulé autour d’une maquette numérique 3D accessible à l’ensemble des intervenants.

Parce qu’elle vise à faire la synthèse permanente d’un travail collaboratif, elle permet de détecter des interférences qui n’auraient pu être décelées en 2D et permet ainsi de concevoir des projets de construction de meilleure qualité et de lever les freins éventuels avant le démarrage du chantier. Cette maquette permet également une meilleure maîtrise des coûts de construction en limitant les imprévus dès le départ. Globalement, avec les simulations effectuées en amont du projet, on améliore ainsi la qualité de nos constructions, sans trop de répercussion sur d’éventuels coûts additionnels.

Initiée par le SEDIF il y a quelques années, cette démarche participative est aujourd’hui appliquée sur bon nombre de ses chantiers, à l’instar de la station de pompage et des réservoirs de Palaiseau. À terme, le BIM a vocation à être généralisé sur toutes les opérations de construction, permettant ainsi une gestion patrimoniale optimale de ses ouvrages.

Exemple de maquette BIM – Projet de refonte du site de Palaiseau
Exemple de maquette BIM – Projet de refonte du site de Palaiseau

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