Etudes techniques R&D

Pour offrir à ses usagers une eau de qualité irréprochable au meilleur coût, le SEDIF fait évoluer en permanence son patrimoine industriel, en utilisant des technologies innovantes. Il consacre à la R&D un budget qui représente entre 0,6 et 1% du budget consolidé du service public de l’eau.

L’essentiel de la R&D du SEDIF

  • 3 centres d’essais, un dans chacune des usines principales où des pilotes permettent de tester l’optimisation des procédés de traitement existants, l’utilisation de nouvelles technologies ou produits de traitement, issus de la chimie issue de l’utilisation de produits bio-sourcés (naturels par exemple : amidon), et s’appuyant sur les 3 laboratoires d’analyses existants,
  • moyens humains : 20 ingénieurs et techniciens du délégataire déclinent les engagements du contrat de délégation, pour un programme défini et contrôlé par le SEDIF,
  • un budget d’analyses dédiées d’environ 600 K€ par an,
  • des participations multiples à des programmes multipartenaires au travers de conventions de R&D, faisant appel aux compétences de laboratoires d’universités, d’organismes de recherche, ou de bureaux d’études spécialisés, mais aussi de start-up en France et à l’étranger.

Les axes du programme de R&D préparent les actions du XVème plan et du schéma directeur, sur les thématiques suivantes :

  • Le risque sanitaire : dont la maîtrise de la qualité de l’eau depuis la ressource jusqu’au robinet du consommateur, les nouveaux outils de surveillance de la ressource, les micropolluants et perturbateurs endocriniens, leur détection, les méthodes d’analyse de risques de type QMRA (quantitative méthod risk analysis),
  • Les bio-essais : nouvelles méthodes d’analyse,
  • l’optimisation du pilotage des installations : l’évaluation et amélioration des différentes étapes de traitement, la clarification avec de nouveaux algorithmes, la maîtrise des temps de contacts pour l’ozonation ou encore l’efficacité d’abattement des lits de charbons actifs en grains,
  • l’évolution des filières, avec le projet phare « vers une eau pure sans calcaire et sans chlore »,
  • la gestion patrimoniale : évaluation des facteurs déterminants des vieillissements prématurés de matériaux, mise au point de modèles de comportements et interactions entre les sols et les structures, ainsi que les outils et capteurs de surveillance à mettre en place pour les déformations ou dégradations,
  • les nouveaux capteurs en temps réel pour l’intégration de données d’exploitation en continu, par exemple les sondes de mesures de qualité de l’eau en continu sur le réseau pour assurer la traçabilité, le test d’analyseurs de cytométrie de flux en usines, les bouées SWARM avec capteurs intégrés pour les ressources, l’ensemble participant à construction de la ville intelligente,
  • le développement durable : l’empreinte eau, indicateur du stress hydrique des ressources, et son intégration dans le système en temps réel du centre de pilotage du SEDIF le ServO, ou encore la mise en place de micro-turbines,
  • les modélisations systémiques : la révolution numérique qui permet désormais de stocker un nombre de données considérables grâce aux BIG-DATA et offre des puissances de calculs considérables, conduit à développer des algorithmes qui appliqués à des systèmes globaux permettent de mettre en place des outils d’aide à la décision comme le projet MUSE, simulant les incidences de l’évolution du territoire sur consommations d’eau et les infrastructures ou le projet PULSE pour la spécialisation des réseaux à partir de ressources souterraines et la desserte de zones prioritaires ou d’établissements sensibles en cas de crise généralisée.

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