Peut-on boire l'eau du robinet en toute confiance ?
En distribuant l’eau du service public, celle dont chacun dispose à son robinet, notamment pour la boire, le SEDIF a la responsabilité de la santé des habitants. Cette eau doit à tout moment être conforme aux normes et consommée par tous, y compris les plus fragiles. C’est pourquoi le Syndicat a toujours mis les moyens pour assurer cette qualité sanitaire qui est au cœur de sa mission. Face à des risques qui évoluent, des polluants émergents et des études qui nous alertent, les traitements doivent être adaptés, renforcés, modernisés.
L’eau destinée à la consommation doit répondre aux exigences fixées par le Code de la santé publique.
Une eau potable, c'est...
- Une eau qui ne présente aucun risque pour la santé.
- En général, il n’existe pas d’eau potable à l’état naturel. Tout au long de son parcours, elle se charge en sels minéraux essentiels à notre bien-être, elle intègre également des substances potentiellement néfastes.
Elle doit être traitée et satisfaire de nombreux critères avant d’arriver à votre robinet.
Qui fixe les normes ?
Les normes sont européennes, inscrites dans des directives et transposées dans le droit français sous forme de décrets. Le dernier date du 29 décembre 2022. Ces normes sont plus exigeantes que les orientations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
77 paramètres contrôlés
L'eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé de France. 54 paramètres concernent l’eau potable dans le Code de la santé publique. Le SEDIF s’impose à lui-même des seuils encore plus exigeants avec 77 paramètres suivis.
On distingue quatre types de paramètres :
- les paramètres microbiologiques, pour garantir l’absence de germes ou d’agents pathogènes dans l’eau,
- les paramètres physico-chimiques, pour vérifier la température, le pH, la composition en éléments minéraux,
- les paramètres organoleptiques, dits de confort, pour suivre la couleur, l’odeur et la saveur de l’eau,
- les paramètres chimiques complètent cette liste, pour contrôler des substances indésirables, telles que les pesticides ou les métaux.
La qualité de l'eau
La qualité de l'eau
L'eau du robinet...
415 000 analyses par an
Les délégations départementales de l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Île-de-France contrôlent l’eau distribuée . Elles évaluent aussi bien la qualité de l’eau que l’état des installations de production, de stockage et de distribution en faisant appel à des laboratoires indépendants.
En parallèle, Franciliane, délégataire du SEDIF, assure un double contrôle en surveillant en continu la qualité de l’eau tout au long de son parcours, de la ressource au robinet de l'usager.
Au total, ce sont donc 415 000 analyses qui sont effectuées chaque année.
Innover contre les micropolluants
Comment garantir une eau toujours plus pure, à l’heure où pesticides, résidus médicamenteux, microplastiques et polluants éternels comme les PFAS posent des défis inédits ? La réponse du SEDIF prend la forme d’un gigantesque projet de modernisation de ses trois usines, basé sur la technologie de filtration membranaire haute performance (FMHP). Elle permettra non seulement d’éliminer la quasi totalité des micropolluants, mais aussi de réduire la quantité de calcaire et même de limiter la teneur résiduelle en chlore de l’eau, améliorant ainsi son goût.
Déployée à Méry-sur-Oise dès fin 2027, la FMHP arrivera à Choisy-le-Roi et Neuilly-sur-Marne d’ici 2032.
Le SEDIF a toujours eu cette culture de l’innovation et du temps d’avance. Ce sera encore le cas avec la filtration membranaire haute performance qui équipera nos trois usines dans les prochaines années. Cette technique membranaire complétera les filières existantes et nous permettra d’éliminer ces substances que le Code de la santé publique intégrera bientôt : résidus de médicaments, perturbateurs endocriniens, métabolites de pesticides… Cet investissement très important, historique par son ampleur, permettra aussi de distribuer une eau moins calcaire. Plus que jamais, le SEDIF s’engage pour la qualité et la sécurité de ses usagers.
