La production et la distribution d’eau potable ne sont pas des activités très polluantes, mais des mesures concrètes ont été prises pour réduire les rejets dans le milieu naturel, notamment dans les usines de traitement. La désinfection de l’eau par l’ozone, par exemple, entraîne des rejets dans l’air : des destructeurs d’ozone ont été mis en place. De même pour le chlore à l’état gazeux, progressivement remplacé par de l’eau de Javel, qui ne risque pas de polluer l’air en cas d’incident. S’agissant des déchets chimiques (huiles usagées…) ou électroniques (DEEE*), ils sont triés et valorisés selon des filières agréées.
Le Service de l’eau a décidé aussi de maîtriser ses consommations d’énergie. Les pompes, en particulier, consomment beaucoup d’électricité pour alimenter les zones les plus élevées du territoire. La vitesse variable des nouveaux groupes de pompage permet des gains substantiels en performance énergétique en assurant une gestion au plus près de la demande en eau.
Le traitement des
terres de décantation
est un autre
exemple. En début
de filière de
potabilisation,
les matières en
suspension tombent
au fond des
décanteurs. Elles sont
récupérées et traitées
(déshydratation et chaulage) puis valorisées
en épandage agricole.
Ainsi, l’usine de production d’eau de Neuillysur-
Marne a reçu cet été la certification
QUALICERT qui atteste de la traçabilité des
matières produites et du respect des paramètres
convenus avec les agriculteurs.
À l’usine de Méry-sur-Oise, une nouvelle
unité de traitement des effluents (terres de
décantation et eaux de lavage des filtres) a
été inaugurée en octobre 2009.