La turbidité est un paramètre auquel s’appliquent
une limite et une référence de qualité. Pour les eaux
produites par les usines principales, les seuils sont
respectivement de 1 NFU (1) et 0,5 NFU. La référence
de qualité de 2 NFU s’applique au niveau du robinet
du consommateur.
Pour les eaux de forages, mieux protégées, en l’absence
de seuil réglementaire formalisé dans les textes,
le seuil appliqué est 2 NFU.
Les eaux qui alimentent les usines principales sont,
dans leur majorité, chargées de matières en suspension
; elles sont donc naturellement turbides.
C’est au cours des étapes de clarification, au début
de la filière de traitement, que la turbidité est éliminée.
La coagulation, la décantation et la filtration
permettent en sortie d’usine d’obtenir une turbidité
inférieure à 0,1 NFU.
(1) Unité standard de mesure de la turbidité (nephelometric formazin unit).
Lors de son transport dans les réseaux de distribution, l’eau peut à nouveau se charger de ces fines particules, en cas de mauvais entretien des réseaux intérieurs ou de stagnation dans les canalisations, ce qui explique en grande partie les non-conformités observées.
Pour améliorer la représentativité des prélèvements réalisés, les points d’échantillonnage sont vérifiés et validés par les autorités sanitaires, afin que les prélèvements soient réalisés sur un réseau intérieur en bon état et sur un robinet normalement utilisé pour la consommation.
Le bilan des contrôles réalisés est toujours caractérisé par un faible pourcentage de non-conformités, soit 0,3 % des prélèvements effectués en 2009. La turbidité moyenne relevée aux points de consommation est inférieure à la limite de quantification de 0,3 NFU.