Teneurs très réglementées
En application de la directive européenne, le Code de
la santé publique fixe une limite de qualité à 0,1 μg/l
pour chaque pesticide identifié(1), et à 0,5 μg/l pour
la somme des pesticides.
La valeur de 0,1μg/l correspond aux limites de détection
des méthodes d’analyses disponibles dans
les années 1970 pour les pesticides recherchés à
cette époque. Elle n’est pas fondée sur une approche
toxicologique et n’a pas de signification sanitaire.
Pour certains pesticides, elle est ainsi jusqu’à 20 fois
plus basse que les recommandations de l’OMS (Organisation
mondiale de la santé), déjà déterminées
pour limiter les risques liés à l’absorption régulière
d’une substance pendant une vie entière.
Le nombre de pesticides analysés a été déterminé
par département et selon les possibilités analytiques
des laboratoires retenus pour le contrôle sanitaire, le
minimum requis dans l’appel d’offres relatif à l’exécution
de ce contrôle étant de 78 molécules. Ainsi
en 2009, de 80 à 180 molécules (voire 350 au premier
trimestre) ont été recherchées.
(1) Sauf aldrine, dieldrine, heptachlore, heptachlore époxyde
pour lesquels la limite est fixée à 0,03 µg/l.
Une sécurité garantie
L’élimination des pesticides dans le processus de
traitement de l’eau est bien maîtrisée. Elle s’appuie
essentiellement sur le recours au charbon actif en
poudre et en grains et, à Méry-sur-Oise, sur la nanofiltration.
En 2009, l’élimination des pesticides, notamment
les urées substituées et les triazines, n’a donc posé
aucun problème particulier aux usines.
La prévention :
En terme de prévention des pollutions aux pesticides, le SEDIF est également à l'initiative du lancement en 2007 de l'action Phyt'Eaux Cités. Ce programme vise à sensibiliser les services communaux de voiries et espaces verts, pour les inciter à limiter l'emploi de produits phytosanitaires.